Mission au Sénégal, Novembre 2017

Nous étions à Thies du 12 au 20 Novembre 2017

Thies est à 70 kms à l’est de Dakar. Seconde ville du Sénégal (prés de 300000 habitants), elle a depuis 2018 un magnifique aéroport tout proche.
Nous avons enseigné sur deux week-end prolongés (vendredi après-midi, Samedi, et Dimanche) à deux groupes d’élèves enthousiastes :

Un groupe d’homéopathie familiale formé par 4 élèves ( sœur Françoise, infirmière sage-femme, qui dirige le plus grand dispensaire de Thies , Bastou élève infirmier en fin d’études, Vénéranda agronome qui va dans les villages enseigner la nutrition, et Gabriel professeur, jeune retraité
Et deux étudiantes en 3 ème année d’études d’homéopathie : Diaka, pharmacienne à Dakar, et Natacha Joelle, assistante dentaire. Abdoulail, pharmacien très nouvellement installé au nord du Sénégal, n’a hélas pas trouvé de remplaçant.
Ravis d’apprendre dans la joie (jeux de rôle, devinettes en s’appuyant sur des tableaux correspondant aux diverses pathologies étudiées), nos étudiants en redemandaient après la nuit tombée. Ils avaient révisé les cours précédents et étaient fiers de leurs réussites.
Quel bonheur de pouvoir guérir une diarrhée importante chez un petit enfant, des maux de dents, ou une allergie grave suite de piqures d’abeilles….avec un seul granule dilué après une étude très codifiée du cas !
Un jeune pharmacien, désireux de faire son mémoire sur l’homéopathie s’est joint à nous et…a pris le virus ! Il fera partie des prochains apprenants, c’est promis.
Il nous faut vous raconter combien l’effort fourni pour venir apprendre est important : trajets très longs, chaleur, charge de famille et…l’argent. Ainsi Bastou a frôlé la mort car il est venu de Dakar en taxi familial (7 personnes et en général 300000 kms au compteur minimum..) pour lequel il avait dépensé 3 euros (en FCFA) et au milieu le pneu a crevé, le taxi s’est renversé et…Bastou a passé 3 heures1/2 ( par 40 d° ) à attendre qu’il soit réparé car il n’avait pas l’équivalent de 1,50 euros pour prendre un autre taxi. Son état (il est arrivé comme paralysé par la peur) a nécéssité Opium qui lui a fait le plus grand bien.
Durant la semaine nous irons assister sœur Françoise dans ses consultations au dispensaire Ste Anne. Quelle surprise dès le lundi : 180 patients attendent dans la cour (certains depuis 5h du matin, et le tout sans grand bruit !). Devant ce petit monde, nous expliquerons ce qu’est l’homéopathie et parlerons nutrition sous l’oeil d’une caméra car soeur Françoise désire passer ce film en salle d’attente ultérieurement.Tout est propre, remarquablement organisé, des salles de consultations (faites par 6 infirmiers car il n’y a pas de médecin) aux salles réservées aux femmes qui accouchent tout comme la salle de fabrication de pommades et savons et la pharmacie. Et quelle joie montrera sœur Françoise lorsque ce jeune homme, ,triste, au teint gris se plaignant d’un asthme invalidant (pas de travail pas d’argent !) reviendra à l’ouverture le lendemain lui dire, tout joyeux, qu’avec son granule (arsenic.alb) tout allait bien et qu’il partait au boulot.
Prochaine mission prévue à l’automne avec une continuation pour le premier groupe et sans doute une présence active d’un collègue homéopathe en service maternité à Ste Anne.

Christine Arnoux
Geneviève Chereau-Lazdunski